Pendant toute sa jeunesse à l’école, elle a vécu à la marge — cataloguée comme la fille d’un homme sans domicile, montrée du doigt, humiliée, devenue le bouc émissaire idéal.
Tatiana ouvrit les yeux à 6 h 45, comme tous les matins : le bip du réveil, le même plafond, le même lundi qui recommence. Dans la cuisine, l’air sentait la bouillie d’avoine. Sa grand-mère était déjà debout, silencieuse et efficace, comme si elle tenait la maison à bout de bras depuis toujours. La vie, … Read more