Chaque matin, je laissais un repas à l’enfant solitaire, discrètement, comme si notre rituel devait rester caché aux yeux du monde. Puis, un jour, il ne s’est plus présenté.
Chaque matin, je mettais le café en route, j’alignais les tasses, je passais le chiffon sur les tables en affichant ce sourire automatique qui dit : *tout va bien*. Dans ce petit établissement, les journées semblaient copiées-collées. La même odeur de grains chauds, les mêmes habitués, la même clochette au-dessus de la porte qui tintait … Read more